Marie Odile, belle jeune fille pleine de vie, parcourait ses années d’enfance et

 

d’adolescence dans la joie partagée avec ses amis et ses camarades d’Artix.

 

Puis sont venues les années lycée.

 

Avec elles, la maladie insidieuse lui rendant de plus en plus difficiles les

 

déplacements et l’écriture. allait jeter une ombre grandissante sur la vie de

 

Marie-Odile.

 

Bientôt, le baccalauréat étant tout proche, Marie-Odile dut affronter cette épreuve

 

si importante. Elle fit face avec courage et obtint son baccalauréat.

 

La suite fut pour elle lutte de plus en plus exigeante. Jour après jour elle eut de

 

plus en plus de mal à marcher, jusqu’au au jour où elle fut obligée d’avoir recours

 

à un fauteuil roulant.

 

Marie Odile aurait pu se décourager, mais il n’en fut rien. Elle se forgea de

 

nouvelles forces, grâce aux richesses qu’elle avait en elle :

 

- son besoin de se déplacer malgré la maladie

 

- sa curiosité de découvrir la nature

 

- sa volonté de mieux connaître la montagne,

 

- son plaisir de rire avec ses amis de jeunesse qui l’entouraient à Artix

 

C’est ainsi qu’elle mit en place les conditions propres à une nouvelle vie.

 

Une vie qui non seulement lui apporta un peu de bonheur, mais fut la source

 

- d’un bonheur partagé avec d’autres personnes handicapées,

 

- d’un bonheur partagé aussi avec ceux et celles qui en seront acteurs.

 

Un séjour de vacances fit découvrir à Marie Odile la joëlette, merveilleux outil

 

pour parcourir sur sa roue unique les sentiers de montagne, à condition de

 

trouver des bras robustes pour se mettre entre les brancards.

 

Grâce à la confiance gagnée auprès de ceux qu’elle avait côtoyé dans sa jeunesse

 

et son combat contre la maladie, Marie Odile sut rassembler autour d’elle toutes

 

les compétences nécessaires au démarrage de ce qui, pour une part essentielle,

 

est son oeuvre :

 

Essentielle, la force de ceux venus en équipe. Celle des « Vieux crampons »,

 

venus des terrains de rugby, et celle des « Vieux Isards », habitués des sentiers

 

pyrénéens.

 

Essentiels aussi ceux et celles qui sont venus seuls avec leur force, avec leur

 

habileté pour bricoler, avec leur art de la pâtisserie, de la chanson et des

 

histoires drôles.

 

Toutes et tous ont répondu à l’appel initial de Marie-Odile. Ceux qui sont venus

 

plus récemment, comme ceux qui étaient présents aux premiers jours, pour bâtir

 

et faire vivre cette œuvre dont tu as rêvé et que nous avons continuée tous

 

ensemble.

 

Nous sommes rassemblés ici, représentant toutes celles et tous ceux d’Handicap

 

randonnées Pyrénées.

 

Rassemblés pour te dire « Merci Marie Odile »